Lexique de l’urbanisme
Emprise au sol
Surface au sol occupée par les constructions : la projection verticale de leur volume, débords et surplombs inclus.
Le Code de l’urbanisme définit l’emprise au sol comme « la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus » (article R.420-1). Imaginez la maison vue d’avion, éclairée à la verticale : son ombre portée au sol, c’est son emprise.
Le lexique national d’urbanisme précise que les éléments de modénature (bandeaux, corniches) et les simples débords de toiture ne comptent pas, sauf lorsqu’ils sont soutenus par des poteaux ou des encorbellements. Un auvent sur poteaux, un carport ou un balcon porté compte donc.
Ce qui compte, ce qui ne compte pas
La maison, le garage, l’abri de jardin et les annexes comptent. Pour les terrasses de plain-pied, les piscines, les rampes ou les escaliers extérieurs, chaque PLU tranche dans son propre lexique : lisez la définition du règlement de votre commune avant de calculer.
L’emprise au sol ne se confond pas avec la surface de plancher (article R.111-22), qui additionne les surfaces de chaque niveau mesurées à l’intérieur des murs : une maison à étage peut avoir 90 m² d’emprise et 150 m² de surface de plancher.
Exemple
Terrain de 600 m², emprise au sol limitée à 30 % : 180 m² au sol au maximum, toutes constructions confondues. Une maison de 130 m² au sol, un garage de 25 m² et un abri de 10 m² font 165 m² : il reste 15 m².